VOYAGE AU CENTRE DE LA FRANCE

Découverte du Berry et de la Creuse.

Après un départ matinal dont nous avons maintenant l’habitude, notre première destination, Bourges, nous attendait sous un soleil radieux !  Bien que sa majestueuse cathédrale Saint Étienne, que nous avons visitée en premier, nous ait surpris par son immensité, ses vitraux, situés aux « RDC » si j’ose dire,  ont su se placer ainsi à la hauteur de nos yeux.

Nous étions accompagnés de trois amies de Kierspe

A sa sortie nous attendait une ville au caractère historique, mais bien vivante

Bien sur, nous ne pouvions pas quitter Bourges sans jeter un coup d’œil sur le palais de Jacques Cœur, enfant célèbre de la ville.

Fier de sa devise :

A vaillant coeur rien impossible (qu’il avait lui-même inventée !)

Jacques fut en effet chanceux en affaires, à tel point qu’il pouvait prêter de l’argent au roi !

Evidemment, un tel succès attirait convoitises et jalousies. Ainsi, tel que Fouquet deux siècles plus tard, il fut limogé avant qu’il ne prenne trop de pouvoir.

Après ce bain de culture, retour au plaisir du palais avec deux dégustations « sucré/salé »

… avant de nous relaxer à l’hotel « Noirlac » dont le nom préfigurait déjà notre visite du lendemain.

La soirée fut animée par nos authentiques Berrichons, nous envoûtant avec leurs légendes de sorcellerie.

NOIRLAC : Certains d’entre nous, déjà initiés aux secrets des Cisterciens par leur visite de Clairvaux l’an dernier,  y ont retrouvé l’univers régi par les règles de St. Benoit, qui était une star à cette époque, où la foi et l’espoir d’accéder au paradis étaient au centre des préoccupations de ses contemporains. A tel point que ses monastères essaimaient un peu partout en France, remplaçant ceux des Bénédictins.

Donc, l’Abbaye de Noirlac était alors à son apogée, peuplé de centaines de moines et frères monastiques, puis au fil des siècles, le monastère se dépeuplait, car la « mode » monastique tendant vers les Franciscains au détriment des Cisterciens, et les bâtisses furent successivement utilisés comme usine de porcelaine, et pour accueillir les réfugiés de la guerre d’Espagne, avant d’être restaurés à fond dans les années 1950.  Aujourd’hui ouverts aux visites, les lieux sont aussi souvent investis pour concerts ou spectacles.

En chemin vers Aubusson, nous avons fait une halte à Moutier d’Ahun, pour y visiter son église, reliquat d’un ancien monastère bénédictin.

Il n’y a pas que le Boson de Higgs, mais aussi le conte Boson de la Marche, qui construisit en 997 un monastère à ce point de passage sur la Creuse.

Cinq cents ans plus tard, des réparations s’imposaient et furent promptement exécutées. Manque de bol, peu après, pendant les guerres de religion, la majorité des bâtisses furent détruites. Par la suite, la révolution n’a évidemment rien arrangé non plus ; les derniers moines quittent le site !

Cinq cents ans plus tard, des réparations s’imposaient et furent promptement exécutées. Manque de bol, peu après, pendant les guerres de religion, la majorité des bâtisses furent détruites. Par la suite, la révolution n’a évidemment rien arrangé non plus ; les derniers moines quittent le site !

Revirement au 20e siècle : A l’occasion de son millénaire, une association se crée en 1997 pour conserver et embellir ce patrimoine, dont il ne subsiste aujourd‘hui, séparés d’une 50aine de mètres, que le portail et le cœur – devenu l’église actuelle – avec des boiseries datant du Moyen Age, réalisées en partie par le fameux sculpteur Simon Bouer.

A partir de 1904 ce  boiseries ont été restaurées et entretenues d’abord par le curé lui-même avec l’aide des habitants, dont la grande tante de note ami Jean-Pierre Pluyaud avant d’être confiées à l’association citée ci-avant.

Déjà à l’époque romaine, le pont sur la Creuse était un grand carrefour routier, dont il subsiste encore des poteaux indicateurs.

Tous réunis à table à Aubusson  ce soir, la discussion animée s’interrompit brusquement, à la vue de cette « fondue creusoise » :

        

pourtant ici en version « light », car agrémentée d’une salade !

Le lendemain, le Musée de la Tapisserie, s’inscrivant dans la plus pure tradition de la ville, nous présentait des œuvres anciennes et contemporaines stupéfiantes :

A Felletin, un petit bourg aux allures de village perché, une visite guidée de la manufacture PINTON et d’une filature de laine nous a permis de comprendre encore mieux les techniques utilisées dans les différentes étapes de la fabrication des tapis.

Ragaillardis  par un succulent repas « ouvrier » autour d’un cochonnet, concocté par un vrai chef – photo ci-contre – , c’est avec des souvenirs plein la tête que nous avons repris le chemin de retour.

Repas à Felletin

Un grand MERCI à nos Gentils Organisateurs :